experience

  • Création d'habitats favorables au Lézard ocellé et au Guépier d'Europe dans le cadre d'un réamanagement de gravière

    Milieux : 
    Date: 
    2013
    Espèces : 
    Travaux / métiers : 
    Projet en cours: 
    oui
    Porteur du projet : 
    SOMECA
    Contexte et objectifs : 

    La carrière alluvionnaire de Chibron, située dans la commune de Signes dans le Var, constitue un habitat privilégié pour le Lézard ocellé (Timon lepidus) et le Guêpier d’Europe (Merops apiaster). En effet, la carrière présente un habitat favorable ouvert pour le Lézard ocellé, et représente un habitat de substitution pour le Guêpier d’Europe. Dans le cadre du réaménagement de la carrière, SOMECA a créé des abris pour le Lézard ocellé, contribuant ainsi à la préservation de cette espèce fortement menacée qui fait l’objet d’un Plan National de Restauration, et des talus favorables à la reproduction et à la nidification du Guêpier d’Europe. Par ailleurs, le contexte biogéographique du site étant mésoméditerrannéen, les alentours immédiats de la carrière sont caractérisés par des zones forestières (chênaies), xérophiles (pelouses et garrigues ouvertes), et humides (mares temporairement en eau), constituant une mosaïque de milieux favorables à la biodiversité. Dans le cadre des suivis réglementaires, SOMECA a mis en place des suivis écologiques globaux et ciblés, notamment au niveau de certains secteurs réaménagés ou en cours de réaménagement. Depuis 2010 des suivis réguliers de la biodiversité sont réalisés par des bureaux d’études. Depuis 2014, AGIR écologique accompagne la société SOMECA dans la réalisation de ces suivis et la prise en compte de la biodiversité, notamment :

    • La flore, telle que l’Ophrys de Provence (Ophrys provincialis), l’Ophrys brillant (Ophrys splendida) et l’Ibéris à feuilles de lin (Iberis linifolia),
    • Les reptiles, dont le Lézard ocellé au niveau des zones réaménagées,
    • Les oiseaux, comme le Guêpier d’Europe.
    Description : 

    Lézard ocellé : En 2013, les opérations de génie écologique ont permis de créer des habitats pour les reptiles dans les zones réaménagées de la carrière à l’aide de blocs rocheux. Ces aménagements écologiques ont pour objectif d’augmenter la fonctionnalité des zones réaménagées en offrant des habitats favorables aux reptiles. En outre, ces aménagements évitent la dispersion des reptiles dans les zones en activité et évitent la destruction d’individus. Plusieurs aménagements peuvent être mis en place en fonction des espèces ciblées. Cela peut aller de simples empilements de pierres ou tas de branches disposés au sol, à l'enfouissement de blocs rocheux avec des cavités qui serviront de gîtes d’hiver ou de reproduction.

    Guêpier d’Europe : En 2017 SOMECA a créé des sites de reproduction. Plusieurs techniques ont été mises en œuvre :

    • Le rafraichissement de talus déjà favorables a été réalisé en dehors de la période de reproduction. Cette opération réalisée avec un godet de pelle permet de griffer la couche superficielle pour la rendre plus meuble et faciliter le creusement des terriers.
    • Des talus à paroi verticale ont été créés en mélangeant des éléments meubles.
    • Enfin, des talwegs (anciens bassins de boue) ont été aménagés. Ces mesures permettent de créer des gites alternatifs aux fronts en cours d’exploitation. Cependant, si l’espèce s’installe dans un front exploité, l’exploitation est suspendue pendant toute la période de nidification (calendrier phénologique mis en place afin d’exploiter d’autres fronts en attendant le départ du Guêpier d’Europe).

    En 2017, 4 terriers étaient fonctionnels dans les divers talus. Sur les 6 fronts crées lors de l’hiver 2018 avec les 8 amorces de terriers, 3 ont été occupés par les Guêpiers d’Europe à la fin mai et au début juin. La présence de reste d’insectes, indiquait que le Guêpier d’Europe (insectivore) avait initié une reproduction dans ces terriers. Toutefois, la reproduction n’a pas pu être confirmée par l’observation d’œufs, de jeunes ou de nourrissage régulier. Aussi, à ce stade, il n’est pas encore possible de confirmer que la reproduction a été à son terme. Néanmoins, ces premiers résultats, obtenus après 4 mois de mise à disposition des fronts de substitution, sont très encourageants.

    Flore : Les données sont regroupées en stations, et peuvent concerner un ou plusieurs individus. Deux stations se distinguent quand des individus sont séparés de 10 m les uns des autres. La comparaison du nombre de stations d’une année à l’autre est néanmoins délicate au regard des variations interannuelles, des dates de prospections et des différents observateurs. En 2014, un protocole de suivi du maintien de certaines orchidées avec pâturage a été mis en place, à la suite de l’introduction de deux moutons. Néanmoins, le protocole de suivi de ces placettes n’a pas pu être poursuivi en raison de l’abandon du projet de pâturage, et de la dégradation de certains points de repères des placettes de suivi causée par le retournement ou le déplacement par des sangliers.

    Bilan : 

    Points forts : SOMECA a une vision globale du réaménagement. Le génie écologique est utilisé pour rendre l’écosystème, créé par le réaménagement, fonctionnel pour la biodiversité. Une réflexion est menée à l’échelle globale, afin d’identifier les enjeux locaux et recréer des corridors écologiques lors de la reconnexion avec le milieu naturel. Le génie écologique mis en place permet également d’accélérer la colonisation des espaces par la biodiversité, et ainsi minimiser l’impact global de l’activité.

    Points faibles : Lors des suivis, les espèces inventoriées ultérieurement, et donc attendues, ne sont pas toujours contactées. Néanmoins, il est à noter que lors des suivis, l’absence d’observations d’une espèce, n’est pas une preuve de son absence. En effet, les variations annuelles peuvent s’expliquer par différents facteurs aléatoires, qui ne sont pas liés à l’exploitation ou au réaménagement de la carrière, tels que la météorologie, ou la probabilité de contacter une espèce lors des passages sur le terrain.

    Perspectives : La création d’habitats favorables au Lézard ocellé est également mise en place en périphérie d’une autre exploitation de SOMECA, il s’agit de la carrière de Le Juge à Le Val, une carrière de roche calcaire. Les comptages de l’espèce ont été réalisés dans le cadre du volet naturel de l’étude d’impact (VNEI). Par ailleurs, SOMECA envisage de réaliser des habitats favorables aux reptiles sur la carrière de Chibron à l’aide de béton, et avec la possibilité de capturer des individus, afin de faciliter le comptage et le suivi de l’espèce.

  • Abaissement de seuil sur l'Allier - Les Martres d'Artière (63)

    Porteur du projet : 
    Guintoli
    Contexte et objectifs : 

    Les aménagements ici présentés ont un objectif double : restaurer la continuité écologique et le transport sédimentaire et assurer la stabilité de l’ouvrage de génie civil existant. Le seuil existant a donc été arasé et abaissé et une réfection complète de la crête de seuil a été réalisée.

    En terme d'enjeux :

    •     Présence d’espèces protégées sur le chantier : ormes lisses (protection régionale) sur les berges, Grenouille agile à proximité (protection nationale).
    •     Présence d’espèces exotiques envahissantes : Renouée du Japon et écrevisses américaines notamment.

    Acteurs du projet :

    Maitre d’Ouvrage : Vinci Autoroutes

    Maitre d’œuvre : INGEDIA groupe - NOX

    Réalisation des travaux : GUINTOLI

    Localisation : Commune des Martres d’Artière dans le Puy-de-Dôme, région Massif-Central

    Statut juridique : lieu public, cours d’eau sur les emprises de Vinci Autoroute, en-dessous du franchissement de l’A89

    Réglementation : dossier loi sur l’eau associé aux travaux

    Description : 

    Arasement et abaissement du seuil existant et restauration de la continuité écologique et sédimentaire de l’Allier avec circulation sécurisée des canoës kayaks par aménagement d’un franchissement piscicole.

    •     Moyens humains et matériels :

    Humains : Chef de chantier à temps plein plus 2 à 3 personnels manœuvres lors de la mise en place et le retrait des diverses protections.

    Matériels : 3 pelles de 25T équipées de pinces à enrochement, 1 tombereau articulés, transport routier pour l’approvisionnement des matériaux des batardeaux, 3 pompes immergées de débit 350m3/h.

    •     Méthodes de création :

    Mise en place de batardeaux pour travailler hors d’eau par création d’une rampe d’accès dans l’Allier. Batardeaux réalisés en matériaux graveleux pour une préfiltration des eaux (mise en suspension de fines avec l’intervention d’engins).

    Consolidation de la rampe avec des enrochements et barrage filtrant pour limiter les matières en suspension (M.E.S.).

    • Coût de l’opération et financement :

    Travaux : 400 000 € HT, financement par MOA avec participation de l’agence de l’eau Loire Bretagne.

    Coût moyen d’une pêche électrique : 3100 € pour 2 interventions d’une demi-journée chacune.

    Installation du chantier fin juin 2017, sur les 2 rives de l’Allier.

    Début des travaux en juillet 2017 et fin de chantier début novembre 2017.

    • Méthodes de suivi et d’évaluation pendant le chantier :

    Conformément à l’arrêté loi sur l’eau, suivi des eaux de l’Allier par analyses journalières et vérification du taux de M.E.S.

    Mise en place d’une procédure de surveillance des crues et d’alerte.

    • Suivis post-chantier :

    Suivi hydrobiologique.

    Suivi franchisssement.

    Bilan : 
    • Points forts :

    Mise en place d’une signalisation pour la circulation sur l’eau et en fonction du mouvement des batardeaux.

    Pêche électrique de sauvegarde.

    Abattage d’arbres sélectif selon les besoins du chantier.

    Clôtures de protection et de mise en défens tout le long des berges.

    Protection des ormes lisses préalablement identifiés par marquage.

    Expertise écologique avant coupe des autres arbres présents.

    Adaptation du calendrier d’abattage pour 2 arbres présentant un nid occupé de Pigeon ramier et un nid en construction de Chardonneret : coupe après élevage des jeunes soit fin juillet.

    Décapage et stockage de la terre végétale en merlon de moins de 1 m de haut avec fauche haute 72 heures au préalable pour faire fuir la faune.

    Clôture anti-batracien sur une zone limitrophe à un habitat de Grenouille agile.

    Réutilisation des matériaux du site : valorisation et non contamination par apport extérieur.

    Matériels utilisés équipés d’huile hydraulique biodégradable.

    Suivi journalier du taux de MES des eaux de rejets.

    • Points faibles :

    Les plantes invasives n’ont été traitées que sur la stricte emprise nécessaire c’est-à-dire l’accès sur rive pour création d’une rampe d’accès.

    Le délai de 1 semaine au moins pour prévenir les intervenants de pêche électrique en cas de décalage ne permet pas une garantie de disponibilité ultérieure.

    • Améliorations :

    Traitement des plantes invasives par coupe et arrachage des plantes présentes dans toute l’emprise chantier avec barrage préventif pour prévenir toute dispersion de résidu végétal. Evacuation des déchets verts en centre agréé.

    Stabilisation naturelle du seuil par mise en place des alluvions extraits sur site mais présence de graves marneuses qu’il a fallu séparer.

    • Perspectives :

    Suivre l’attractivité de ce nouvel ouvrage de franchissement (brèche avec une pente de 4%) et renouveler l’action sur d’autres sites en amont et en aval.

  • Préservation du Sonneur à ventre jaune dans une carrière en exploitation

    Milieux : 
    Types d'actions : 
    Espèces : 
    Date: 
    2006
    Travaux / métiers : 
    Projet en cours: 
    oui
    Porteur du projet : 
    CEMEX
    Contexte et objectifs : 

    À la suite de la découverte du Sonneur à ventre jaune dans la carrière de Ségrie, CEMEX et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Sarthe ont développé un partenariat afin de mettre en adéquation l’exploitation de la carrière et la préservation de la biodiversité. Espèce menacée au niveau national, et en danger critique de disparition en Pays-de-la-Loire, le Sonneur à ventre jaune a trouvé un habitat de substitution adapté à ses besoins au sein de la carrière de Ségrie. En effet, du fait du type d’exploitation, la carrière possède de nombreux milieux et habitats, dont un réseau de zones humides, de fossés et de poches d’eau, favorables à la reproduction du Sonneur à ventre jaune.

    Description : 

    Depuis 2006, CEMEX et la LPO Sarthe mettent en place diverses actions afin de gérer la carrière en faveur du Sonneur à ventre jaune : sensibilisation du personnel, suivi de l’espèce et entretien de ses zones de reproduction, concertations CEMEX-LPO régulières pour adapter le planning des travaux d’extraction à la localisation des habitats du crapaud, etc. L’entretien des habitats favorables au Sonneur à ventre jaune par la réouverture des milieux, est réalisé à l’aide d’une pelleteuse mécanique lorsque l’espèce n’y est plus présente. Dans les milieux où l’espèce est présente, la végétation est retirée par des interventions manuelles. Les zones accueillant le crapaud sont délimitées par des merlons, et la présence de l’espèce est signalée par des panneaux d’information. En outre, de nouveaux milieux favorables au Sonneur à ventre jaune sont créés par anticipation afin de prendre en compte la disparition programmée de certains sites de reproduction du fait de l’avancée de l’exploitation, et pour favoriser le déplacement spontané des individus. Par ailleurs, ces actions sont menées en cohérence avec la déclinaison régionale du Plan national d’actions de 2011 en faveur de l’espèce.

    Bilan : 

    La LPO Sarthe réalise un suivi trimestriel, avant, pendant et après la période de reproduction, afin de suivre le succès reproductif de l’espèce, vérifier les niveaux d’eau, programmer les travaux d’opérations manuelles ou mécaniques d’ouverture des milieux, et adapter le planning des travaux d’extraction de la carrière à la localisation des habitats du Sonneur à ventre jaune. Les effectifs et les tendances d’évolution de la population de l’espèce, ainsi que les déplacements des individus, sont estimés chaque année par des comptages, selon un protocole de capture-marquage-recapture (CMR). Le CMR complet, qui comprend 10 sorties de nuit par an, est réalisé tous les trois ans, car cette méthode est coûteuse. Quand il n’est pas possible de réaliser des CMR complets, la méthode de CMR réduite, avec 2 prospections de nuit par an, est privilégiée. Le principe des CMR consiste à photographier la face ventrale de chaque individu et à l’enregistrer dans une base de données afin de la comparer avec des captures antérieures. En effet, le motif ventral de l’espèce est différent pour chaque individu, telle une empreinte digitale, ce qui permet d’identifier de manière certaine chaque individu. Cette méthode permet ainsi de recenser les individus et de connaître leurs déplacements, afin de s’assurer du brassage génétique au sein de la carrière. Ce suivi permet également de mieux connaître l’espèce et son habitat, dont certains paramètres (pH, température, granulométrie du milieu, etc.) sont peu décrits dans la bibliographie. L’ensemble des actions menées permet ainsi de créer les conditions nécessaires au maintien, voire au développement de la population du Sonneur à ventre jaune au sein de la carrière de Ségrie. Cette démarche a été valorisée à travers des articles dans la presse locale et dans l’Oiseau Magazine, des articles internes et externes produits par l’entreprise, des rapports de suivi, et par une présentation de l’action lors du Collectif des Associations Partenaires (CAP). Néanmoins, la préservation du Sonneur à ventre jaune sur la carrière de Ségrie nécessite en permanence une organisation et une anticipation spatiale et temporelle des actions de maintenance des milieux ouverts, de fermeture, ou de création de milieux favorables à l’espèce. En outre, CEMEX a une forte responsabilité vis-à-vis de cette espèce patrimoniale, étant donné que la population de Ségrie constitue l’une des principales populations de l’Ouest de la France. Par ailleurs, il existe peu de connaissances en bibliographie sur l’écologie de l’espèce, notamment sur ses sites d’hibernation et les paramètres physico-chimiques favorables à la recréation de zones d’habitat optimum. La poursuite de la collaboration entre CEMEX et la LPO Sarthe prévue jusqu’à la fin de l’exploitation du site (2037) est donc essentielle pour garantir la pérennité du Sonneur à ventre jaune au sein de la carrière de Ségrie, mais également dans l’Ouest de la France. Enfin, pour assurer la viabilité des populations sur le long terme, des actions visant à favoriser le brassage génétique avec d’autres populations voisines sont actuellement à l’étude.

  • Restauration et gestion de landes à Genêt d’Angleterre et à Genêt poilu dans le cadre d'une exploitation de carrière

    Fauna Flora
    Milieux : 
    Date: 
    2011
    Travaux / métiers : 
    Projet en cours: 
    oui
    Genêt d'Angleterre sur la carrière de Muids
    Porteur du projet : 
    LafargeHolcim France
    Contexte et objectifs : 

    Dans le cadre de l’exploitation d’une carrière de sables et de graviers à Muids, Lafarge a l’obligation de mener des mesures de remise en état du site affecté par son activité. Selon l’arrêté qui autorise la destruction d’une station d’une espèce végétale protégée en Haute-Normandie, le Genêt d’Angleterre, Lafarge doit mettre en place différentes mesures en faveur des landes qui ne sont présentent que sur une faible surface. Environ 18 hectares de pelouses à Genêt d’Angleterre ont ainsi été restaurés, et environ 9,7 hectares de landes à Callune vulgaire ont été maintenus sur des sites déjà réaménagés. Le site constitue une véritable zone de refuge pour la faune et la flore. C’est la dernière station importante pour le Genêt d’Angleterre dans la région, et un site important pour la reproduction de l’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus). Les réaménagements ont donc pour vocation de maintenir de ces deux espèces. Les mares temporaires et permanentes, offrent une réelle opportunité pour la conservation d’espèces devenues rares dans la région, telles que le Pélodytes ponctué (Pelodytes punctatus) et le Crapaud calamite (Bufo calamita). Néanmoins, c’est sans conteste la flore qui mérite une attention particulière avec de nombreuses espèces d’une grande valeur patrimoniale dans la région, telles que l’Épilobe des marais (Epilobium palustre), l’Argousier faux-nerprun (Hippophae rhamnoides), la Serratule des teinturiers (Serratula tinctoria), le Brome en grappe (Bromus racemosus), la Vergerette âcre (Erigeron acer), et l’Épipactis brun rouge (Epipactis atrorubens). En effet, la carrière de Muids est localisée au niveau des terrasses alluviales de la vallée de la Seine, qui constitue un système écologique d’une grande valeur écologique, tant pour ses qualités fonctionnelles, que pour la biodiversité qu’elle accueille.

    Description : 

    La restauration des landes s’est opérée par renaturation naturelle et spontanée de la flore. En plus de la restauration des landes, des habitats favorables au Genêt d’Angleterre ont été maintenus sur des zones forestières. De plus, des mesures de gestion adaptée ont été mises en place. En effet, afin d’entretenir les milieux, un système de pâturage avec des vaches Highland-Cattle (Bos taurus), présentes quasiment toute l’année sur le site, a été mis en place en 2013 sur une surface d’environ 10 hectares. Par ailleurs, des mesures pour lutter contre les espèces invasives ont été mises en œuvre par broyage ou coupe de plants de Buddleia de David (Buddleja davidii) avec exportation des coupes, et arrachage précoce ou fauche répétitive de Renouée du japon (Fallopia japonica).

    Bilan : 

    Des mesures de suivis scientifiques et écologiques ont été mises en place afin d’évaluer les effets des mesures d’accompagnement et des mesures compensatoires. Ces mesures permettent de suivre l’évolution du Genêt d’Angleterre, ainsi que d’autres espèces patrimoniales, dont le Genêt poilu, l’Œdicnème criard, et l’Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus), pendant une période minimale de 15 ans avec une fréquence annuelle pendant 5 ans puis triennale. Le suivi de l’Œdicnème criard repose sur le recensement et la localisation des couples nicheurs, les effectifs des nichées, l’occupation du site par l’espèce, et l’éventuelle présence de l’espèce en période postnuptiale. Pour l’Engoulevent d’Europe, la méthode consiste à quantifier le nombre d’adultes chanteurs par des points d’écoute nocturnes opportunistes et à l’aide de repasse de son chant afin de provoquer une réponse. Concernant le Genêt poilu, il est très difficile de mener le suivi conjointement à celui du Genêt d’Angleterre. C’est pourquoi quelques transects de 5 m de largeur sont réalisés sur chaque parcelle, et environ 2% du site sont prospectés spécifiquement, ce qui représentent environ 20 000 m². Le suivi du Genêt poilu est donc nettement plus léger que celui de Genêt d’Angleterre, et s’effectue par extrapolation. Les mesures de gestion mises en place sur le site de Muids conduisent à des résultats satisfaisants. Au fil du temps, les pieds de Genêt d’Angleterre ont ainsi colonisé l’ensemble des parcelles. Pour rappel en 2011, 1 700 pieds avaient été recensés et d’après le dernier suivi réalisé il y a plus de 8 000 pieds, avec 82 % d’individus reproducteurs. La situation du Genêt poilu est très favorable sur le site de Muids. Il progresse nettement sur les parcelles aménagées depuis quelques années, et il s’implante très rapidement sur les nouvelles parcelles. Néanmoins, il est possible que le Genêt à balais (Cytisus scoparius) s’installe et conduise, malgré le pâturage, à une fermeture du milieu. Concernant l’Œdicnème criard, depuis le début du suivi, la population reproductrice au sein de la carrière est relativement stable, et les effectifs maximaux recensés après reproductions sont relativement constants.

  • Actions en faveur de la Cistude d'Europe

    SEPANSO
    Milieux : 
    Date: 
    2008
    Travaux / métiers : 
    Projet en cours: 
    oui
    Cistude d'Europe sur la carrière de Labatut
    Porteur du projet : 
    CEMEX
    Contexte et objectifs : 

    Au préalable à la constitution du dossier d’autorisation d’exploitation de la carrière allant de 2006 à 2009, une expertise écologique a été effectuée en 2004 dans le cadre de l’étude d’impact du site de Labatut « Le Passage ». Celle-ci a révélé la présence de plusieurs Cistudes d’Europe sur le site exploité par CEMEX. Dès le début du projet d’exploitation, des dispositions pour la mise en chantier et le réaménagement ont été prises et ont permis d’éviter la destruction de la petite population présente à l’intérieur du périmètre de la carrière envisagé. En effet, le milieu d’accueil de la Cistude a été évité volontairement, et des aménagements spécifiques ont été décidés.  En 2018, la population de Cistude est toujours suivie et gérée par CEMEX avec l’appui de la SEPANSO (Société pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest).

    Description : 

    La surface du site est d’environ 15,6 hectares, dont la majeure partie a été exploitée en carrière d’extraction de granulats. Le site se compose désormais d’un plan d’eau d’une dizaine d’hectares alimenté par la nappe phréatique, de berges et de prairies pour les hectares restants, et d’un bras mort du Gave de Pau non-exploité en gravière en limite Nord-Est. Dans le cadre du réaménagement de la carrière de Labatut « Le Passage », des aménagements spécifiques à la Cistude ont été réalisés, ainsi que des aménagements favorables à l’augmentation de la biodiversité en général. Par la suite, depuis 2009, les zones écologiques aménagées pour la Cistude ont été maintenues et renforcées par la création de mares temporaires, de pondoirs en sable, de postes de chauffe en bois morts, et par l’aménagement du bras mort du Gave de Pau. Une île et des zones de haut-fond ont également été créées. Les berges du plan d’eau ont aussi été aménagées pour l’espèce. Par ailleurs, un mur à Hirondelles de rivage (Riparia riparia) a été créée, et des haies, ainsi que des bosquets ont été plantés. En outre, un observatoire de la nature pour le public, remplaçant initialement un sentier pédestre restreint, a été créé pour observer la biodiversité.

    Bilan : 

    CEMEX a décidé de confier à la SEPANSO le suivi de la population de Cistude pendant toute la durée de l’exploitation. Le partenariat établi entre CEMEX et la SEPANSO a permis la réalisation d’inventaires et de suivis réguliers de la biodiversité depuis 2005, et plus particulièrement de la population de Cistude, ainsi que la gestion et l’aménagement du site en faveur de l’espèce. Les individus de Cistudes sont contactés au mois d’avril et de mai par des observations directes dans le bras mort et les mares. Les traces de passage, les pontes prédatées, et les habitats potentiels sont observés durant le printemps et l’été. Par ailleurs, la colonisation de milieux « neufs » a engendré une évolution croissante des espèces d’Oiseaux, présence d’Oiseaux nicheurs comme le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), des Lépidoptères diurnes, des Odonates, des Chiroptères, des Amphibiens, et d’une espèce floristique protégée, la Naïade marine (Najas marina). Néanmoins, il existe encore peu de connaissances au sujet de la population de Cistude, telles que le nombre d’individus, le sex-ratio, l’âge des individus, le succès reproductif, etc. Le protocole capture-marquage-recapture (CMR) a permis d’affiner les connaissances. En effet, afin de vérifier l’efficacité des actions mises en œuvre en faveur de la Cistude, un suivi de la population selon la méthode de CMR a donc être réalisé en juin 2018 et a permis d'estimer la taille de la population de Cistude d'europe à 25 individus, ce qui en fait une population plutôt fonctionnelle. Toutefois, la qualité de l’eau du bras mort du Gave de Pau n’est pas assurée à cause des activités industrielles aux alentours (usine agroalimentaire de production de maïs doux). Pour maintenir les mares en eau de façon continue durant l’été, une pompe à énergie solaire a été installée en 2018. Il est aussi envisagé, en 2019, de réaliser un suivi par GPS et radioémetteurs des femelles gravides afin de continuer de suivre la population mais aussi de s'assurer de la qualité de la reproductionsur le site.

  • Restauration d’un ensemble de prairies alluviales abritant le Râle des Genêts

    Source : LPO CA
    Milieux : 
    Types d'actions : 
    Date: 
    2007
    Porteur du projet : 
    Société des Carrières de l’Est, Etablissement Morgagni (Colas Nord-Est)
    Contexte et objectifs : 

    La carrière alluvionnaire de Cheppes-la-Prairie est implantée dans l’un des derniers ensembles prairiaux de la vallée de la Marne, un environnement sensible, d’une grande richesse écologique. Ce complexe de prairies de fauche est depuis toujours un refuge pour de très nombreuses espèces d’oiseaux et de plantes spécifiques à ce type de milieu. Il abrite par ailleurs une des dernières populations régionales de Râle des genêts (liste rouge mondiale des oiseaux menacés).
    Sur ce site, l’établissement Morgagni travaille depuis plus de 10 ans en étroite collaboration avec la LPO Champagne-Ardenne, le Conservatoire d’Espaces Naturels Champagne-Ardenne, la commune de Cheppes-la-Prairie et les exploitants agricoles du secteur pour la protection et le suivi des différentes espèces ainsi que pour le suivi et la gestion du réaménagement en prairie des zones exploitées puis remblayées. Il s’agit bien là de restituer de nouvelles prairies humides ayant au minimum les caractéristiques de celles qui existaient avant l’exploitation.

    Description : 

    Grâce à une convention signée en 2007 entre la Ligue de Protection des Oiseaux Champagne-Ardenne (LPO CA), le Conservatoire d’Espace Naturel Champagne-Ardenne (CEN CA) et l’Etablissement Morgagni, un suivi des espèces est réalisé chaque année. La LPO CA et le CEN CA accompagnent l’exploitant au fur et à mesure du réaménagement : du remblaiement du plan d’eau issu de l’extraction à la reconstitution de prairies humides et à leur gestion. L’Arrêté préfectoral d’autorisation du site indique qu’une partie des surfaces exploitées doit être « remblayée pour une reconstitution des prairies de fauches alluviales de qualité pour la faune et la flore ». Le réaménagement est divisé en plusieurs phases qui sont coordonnées à l’extraction. Le remblaiement s’effectue au fur et à mesure de l’exploitation. Les surfaces, durées et le type de réaménagement à effectuer sont définis dans l’arrêté préfectoral.

    NB : Dans une volonté de préserver le milieu dans son ensemble et non pas uniquement au niveau de notre périmètre d’autorisation, L’établissement Morgagni a conclu plusieurs conventions avec des exploitants agricoles pour une gestion sans fertilisation et par fauche tardive d’un certain nombre de parcelles sur le même secteur. Des inventaires écologiques y sont également réalisés annuellement.

    A l’origine, il n’était prévu qu’une revégétalisation naturelle des prairies. 
    Les premiers résultats obtenus  ont permis de constater que le réaménagement était efficace sur la majeure partie du secteur réaménagé mais qu’il pouvait être amélioré dans certaines zones. En effet, les résultats peu concluants obtenus sur une zone spécifique (tant en matière de biodiversité qu’au niveau agricole) ont poussé l’exploitant à modifier ses méthodes, en concertation avec tous les acteurs du secteur.  C’est pourquoi, sur une parcelle où la prairie reconstituée était de moins bonne qualité, nous avons réalisé un certain nombre de travaux : réalisation d’une tranchée drainante et réensemencement à plus-value écologique. Il s’agit là de sélectionner un ensemble de semences diversifiées typique des prairies alluviales (principalement des graminées) permettant à l’avenir la récolte d’un foin de qualité et assurant l’accueil de la biodiversité. La plus-value résulte de cette diversité. La sélection effectuée par le conservatoire d’espace naturel doit permettre à des espèces emblématiques qui avaient disparues du secteur de se redévelopper. Celui-ci a été réalisé en lien avec nos partenaires habituels et la société ECOSEM qui a fourni les graines de plantes/fleurs d’origine régionale, spécifiques à ce type de milieu et menacées en Champagne-Ardenne.

    Bilan : 

    Le suivi mis en place par la LPO et le CEN CA a donc pour objectif d’évaluer l’impact de la gravière sur la richesse des prairies, de proposer des mesures d’aménagements complémentaires et de faire de nouveaux inventaires sur les parties "remises en état" et voir si les espèces se réinstallent durablement.
    Dans la conclusion de son dernier rapport, la LPO CA indique que les années 2010 à 2017 montrent que la richesse avifaunistique sur ce site était en net recul même si la situation tend à vouloir s’améliorer. 2017 marque d’ailleurs un retour sensible des oiseaux prairiaux. En effet, sur la partie ouest réaménagée, la végétation se diversifie et se densifie attirant à nouveau le Pipit farlouse, le Râle des genêts (absent en 2017 dans un contexte de mauvaise année), la Bergeronnette printanière, le Bruant proyer.  Ces résultats obtenus sont donc encourageants.

  • Gestion du réaménagement écologique de la Gravière d'Osselle-Routelle / étang Morbier

    Types d'actions : 
    Date: 
    2011
    Porteur du projet : 
    Société des Carrières de l’Est – Etablissement Franche-Comté - Groupe COLAS NE
    Contexte et objectifs : 

    Les gravières d'Osselle-Routelle correspondent à un complexe de plans d'eau artificiels bordés de prairies et cultures, situé en plaine alluviale du Doubs, en région Bourgogne Franche-Comté et à proximité de Besançon. Le présent retour d'expérience concerne le bassin récemment réaménagé, l’étang Morbier. L'exploitation du gisement alluvionnaire se poursuit actuellement à proximité (avec la création d'un nouveau plan d'eau à terme). 
    Ainsi, suite à l’exploitation de l'étang morbier, de 2002 à 2011, une remise en état a été effectuée pour valoriser la diversité avifaunistique constatée sur le site avant l’exploitation et prendre en compte les enjeux identifiés depuis.

    Le plan de gestion de 2014 met en évidence 93 espèces d'oiseaux en reproduction pour 210 espèces d'oiseaux contactés sur le complexe des gravières.

    Les enjeux ornithologiques se résument ainsi :

    • hivernage et/ou migration des oiseaux d’eau (Canards, Foulques, Grèbes, Cygnes, Limicoles, Laridés, etc.) en automne, hiver et printemps,
    • nidification d’espèces liées à la présence de berges sableuses : Hirondelle de rivage, Guêpier d’Europe, Martin-pêcheur d’Europe,
    • nidification de limicoles au sol sur les berges en pente douce et les abords du site : Petit Gravelot,
    • alimentation et migration pour les ardéidés (hérons de plusieurs espèces), rapaces (Balbuzard), etc.,
    • nidification et migration de passereaux dans la végétation herbacée ou buissonnante.

    Après la fin d’exploitation, une convention d'une durée de 1 an a été mise en place avec la LPO Franche-Comté. Elle cadrait la première intervention réalisée en chantier participatif et avec l'intervention de la Société des Carrières de l’Est (débroussaillage et arrachage de saules colonisant les berges du plan d'eau, création d'une placette de galets, entretien d'une falaise sablonneuse sur l'île du plan d'eau). Le partenariat s'est consolidé en 2014, avec une nouvelle étape franchie dans l'engagement d'un travail en commun dans la durée, par l'élaboration du plan de gestion sur 5 années et une convention de partenariat quinquennale en 2016.
    Les actions menées depuis 2011 sur ce site ont pour objectif de préserver et maintenir la fonctionnalité écologique des milieux créés, voire créer de nouveaux milieux si l’opportunité existe (augmentation des superficies de milieux humides associés au plan d'eau, création et entretien de milieux pionniers minéraux et falaises ou berges sablonneuses, création de mares, gestion extensive des prairies...). En plus des mesures de gestion, une zone de quiétude a été instaurée sur le site et couvre la période de nidification et d'hivernage des espèces (secteurs sensibles préservés des dérangements de décembre à fin juin).
    Un suivi ornithologique et des opérations de gestion (organisation de chantiers éco-citoyens, préfiguration de futurs travaux d'amélioration des berges, encadrement de travaux, élaboration de cahiers des charges pour la gestion extensive des prairies en lien avec les agriculteurs locaux,...)  sont réalisés annuellement depuis 2014. L'approche a également été étendue à l'actuel bassin en exploitation, afin de concilier l'extraction des alluvions et la préservation de la biodiversité et adapter les travaux progressifs de réaménagement aux enjeux locaux.

    Description : 

    Les actions suivantes sont envisagées dans le cadre du plan de gestion simplifié :

    • débroussaillage et rajeunissement de falaises à Hirondelle de rivage et  Guêpier d’Europe (suppression des saules et suppression des  premiers centimètres  de sable sur les parois abruptes)
    • création et entretien de placettes minérales dépourvues de végétation, en faveur du Petit Gravelot et du Chevalier Guignette
    • fauche exportatrice tardive des prairies
    • reprofilage de berges en pente douce (augmentation de la superficie de berges située dans la zone de battement de la nappe alluviale et création de zones de hauts-fonds) afin de favoriser une diversité de milieux humides et aquatiques
    • creusement de mares et de gouilles en retrait du plan d'eau.
    Bilan : 

    Les suivis permettent d’affirmer que les aménagements proposés ont pour la plupart remplis leur rôle en faveur de la biodiversité.
    Actuellement, les gravières (étang Morbier et site en exploitation) abritent la plus importante colonie de Franche-Comté pour les Hirondelles de rivage (20% des effectifs franc-comtois et 70% du département du Doubs en 2017, avec plus de 300 couples). Le Guêpier d'Europe, espèce à affinités méridionales peu commune en Franche-Comté, est en expansion sur le site les dernières années passant de quelques rares couples à une colonie d'environ 60 couples en 2017. Les limicoles nichant au sol sur les zones minérales pionnières sont réguliers (1 à 2 couples de Petit Gravelot/an). 
    Les gravières d'Osselle-Routelle correspondent à un site de halte migratoire majeur en Franche-Comté, sur le couloir de migration formé par la vallée du Doubs. En hiver, l'étang Morbier offre le jour une zone de quiétude pour les canards hivernants, qui trouvent des zones de gagnage à proximité, et la nuit, sert de dortoir pour le Harle bièvre.

    Un inventaire effectué par le Conservatoire Botanique National de Franche Comté - Observatoire Régional des Invertébrés confirme l’intérêt pour les odonates d’avoir accentué la sinuosité des berges, et d’avoir favorisé la présence d'hélophytes.  

    Points forts :

    • suivi existant sur le long terme ;
    • opérations de suivis et gestion écologique envisagées jusqu’en 2019, et potentiellement reconductible ;
    • potentialités fortes pour la poursuite des travaux de génie écologique (reprofilage de berges afin d'augmenter la superficie et diversifier les milieux humides (cariçaies, roselières, herbiers aquatiques,...), entretien des placettes minérales et falaises sablonneuses, limitation de la végétation ligneuse, ...);
    • organisation des usages (zone de quiétude pour la faune en reproduction et en hivernage) ;
    • intérêt des actions pour la pédagogie à l’environnement (chantiers nature, pose de panneaux d'information, suivi ornithologique participatif) et potentiel à développer.

    Points faibles :

    • risque de sur-fréquentation et de dérangement (engins motorisés sur les abords et  embarcations en période sensible sur le plan d'eau, activités de loisirs)
    • pas réellement de mesure de notre action sur les espèces aquatiques
    • Présence de plusieurs espèces invasives
    • Remise en cause des actions par des projets liés au développement du tourisme (risque de dégradation de la quiétude en cas d'intégration insuffisante des enjeux écologiques)
  • Amélioration de la capacité d'accueil de chiroptères d'un bâtiment désaffecté

    © Reflex Environnement
    Types d'actions : 
    Espèces : 
    Date: 
    2012
    Porteur du projet : 
    VICAT
    Contexte et objectifs : 

    Un bâtiment ayant accueilli un transformateur électrique était connu pour servir de gite d’estive régulier pour un individu de Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) et était utilisé très occasionnellement par d’autres espèces (pipistrelles, murins). Il comprenait plusieurs espaces individuels accessibles de l’extérieur, des ouvertures de fenêtre, ainsi qu’une tourelle. Le bâtiment, situé le long d’un chemin rural en zone boisée, était inclus à l’emprise d’un projet de carrière. Plusieurs options étaient envisagées pour ce bâtiment, allant de sa restauration en vue de l’intégrer aux locaux sociaux, à sa destruction.
    Il a finalement été décidé de maintenir le bâtiment et de le dédier entièrement aux chiroptères en réalisant des travaux et tenter d’améliorer sa capacité d’accueil. Une couronne boisée autour de ce bâtiment a été maintenue pour isoler le site de la fréquentation humaine.

    L’objectif était notamment de pérenniser ce site-relais pour le grand rhinolophe en été, et d’offrir une meilleure capacité d’accueil pour les chauves-souris en général : aucun objectif quantitatif ni qualitatif n’était fixé.
    L’autorisation de la carrière intègre un arrêté préfectoral de dérogations nécessité par la présence de nombreuses espèces protégées, comprenant notamment le Grand Rhinolophe. Les mesures concernant le bâtiment sont intégrées à cet arrêté de dérogations et il est prévu un suivi annuel des chauves-souris (carrière et bâtiment).

    Description : 

    Les travaux ont été réalisés suite à l’obtention de l’arrêté préfectoral de carrière, en décembre 2011 ; ils sont détaillés ci-après :

    • relier les différents espaces indépendants constituant le volume du bâtiment : une ouverture a été réalisée à la disqueuse afin de faire communiquer deux espaces initialement indépendants, chacun étant accessibles depuis l’extérieur. Ainsi, toutes les pièces du bâtiment communiquent entre elles désormais,
    • murer les accès et fenêtres du bâtiment, tout en maintenant des ouvertures de petite taille et de forme horizontale,
    • ouvrir un accès en partie haute de la tourelle,
    • poser une porte avec cadenas afin d’interdire l’accès à toute personne non concernée par le suivi du site,
    • projection de crépi au plafond pour créer des formes irrégulières afin de faciliter l’accroche des chauvessouris
    • pose de trois panneaux en bois (taille : 80 * 60) en partie haute des murs, à l’extérieur, afin de varier la possibilité d’accueil du site de façon à proposer des gites pour d’autres espèces.

     

    Bilan : 

    Un suivi simplifié par observation dans le gîte était en place depuis 2001 par une association naturaliste. Le site a fait l’objet d’un état initial dans le cadre de l’étude d’impact du projet de carrière. A partir de 2013 les suivis se sont systématisés, à raison de 3 à 4 visites annuelles et des visites hivernales ainsi qu’un suivi élargi du bâtiment et de son environnement en fin d’été. La technique de suivi a évolué depuis 2013. Il a été réalisé en 2017 de la façon suivante :

    • visites du bâtiment, reconnaissance visuelle des individus, sans capture,
    • écoute nocturne sur 6 points situés aux alentours du bâtiment et analyse des spectrogrammes enregistrés à l’aide des appareils suivants :
              - Détecteur D240x (Pettersson Elektronik AG), couplé à un ordinateur pour déterminer l’espèce en fonction du spectre de fréquences émises,
              - Enregistreur SM4 Full Spectrum (Wildlife Acoustics), permettant un enregistrement  sur une plage de temps déterminée.

    La partie « suivie » a été confiée à l’Association Nature Nord Isère Lo Parvi (38 460 Trept) et le bureau d’études Reflex Environnement (69 340 Francheville).

    Les résultats sont présentés dans le tableau ci-contre (cliquer sur la photo). Le bilan basé sur les suivis réalisés depuis 2010, fait apparaitre :

    • que vis-à-vis de la constitution du peuplement de chiroptères présent au sein et à proximité de la carrière, les données acquises ne mettent pas en évidence une modification sensible de sa composition (d'un point de vue biodiversité),
    • une utilisation estivale annuelle du bâtiment par plusieurs espèces de chauvessouris, démontrant l'avantage certain d'avoir conservé et optimisé ce bâtiment en tant que gîte lors de la conception du projet,
    • une augmentation du nombre d’espèces observées ou détectées aux abords du bâtiment liée au renforcement des prospections en 2017 par l'utilisation d'un enregistreur automatique sur plusieurs jours consécutifs au printemps,
    • des variations sur le nombre d’individus observés,
    • le constat d'une copulation  avérée du Grand Rhinolophe sur le site observée en 2017
    • à ce jour, les gîtes posés sur les murs extérieurs  ("faux volets en bois") ne semblent pas encore utilisés,
    • il est envisagé à terme de poser quelques briques creuses à l’intérieur du bâtiment.

    Par ailleurs cette réalisation s’insère parmi d’autres études et actions en faveur de la  préservation des chiroptères qui ont lieu dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle Régionale des étangs de Mépieu située à proximité de la carrière (gestion de milieux, d’arbres à cavités, étude de peuplements) et dans les hameaux alentours (comptage et protection de colonies de reproduction chez des particuliers).

     

  • Réhabilitation de zones humides sur l'emprise foncière d'une carrière

    Milieux : 
    Types d'actions : 
    Date: 
    2017
    Travaux / métiers : 
    Projet en cours: 
    oui
    Porteur du projet : 
    CARRIERES CHOUVET
    Contexte et objectifs : 

    Depuis le 11 janvier 2000, la société Carrières Chouvet exploite une carrière de 42ha dans l’Oise sur la commune de Warluis au lieu-dit « Le Marais de Merlemont ». Sur cette emprise foncière et avant l’exploitation de la carrière, on pouvait trouver des champs cultivés, des prairies sur-pâturées et une plantation de peupliers. Une étude réalisée en 1997 par le bureau d’étude Ecothème montre que cet ancien marais répertorié au 18ème siècle s’est progressivement refermé et appauvrit suite aux différentes modifications du milieu liées à l’anthropisation.
    Dès le début de l’exploitation, l’objectif de la société était de dépasser la simple remise en état du site prévue dans l’arrêté préfectoral.

    Cette dernière étant indispensable à la sécurisation et à l’intégration du site dans le paysage, la société s’est également engagée volontairement dans :

    • la réaffectation d’une partie du site en zones humides (au sens de l’Arrêté ministériel du 1 Octobre 2009 précisant les critères de définition et de délimitation des zones humides) car ce site, après exploitation, possède la configuration et les atouts nécessaires à la pérennisation de ces habitats ;
    • la réhabilitation d’un potentiel écologique pour cette emprise foncière avec la création de nouvelles fonctions d’habitats destinées particulièrement aux espèces caractéristiques et inféodées aux zones humides de l’Oise, à savoir :

    --> une flore d’intérêt communautaire (potamot flottant, mégaphorbiaies),
    --> l’avifaune nicheuse et migratoire (Fuligule milouin, Fuligule morillon, Petit gravelot),
    --> les amphibiens et les odonates (Grande Aeschne et Libellule à quatre tâches).

    Afin de se conforter dans ses efforts et de se renseigner scientifiquement sur la validité écologique de ses travaux, les Carrières Chouvet se sont rapprochées de structures compétentes (Bureaux d’études Ecothème en 1997 et 2009, CPIE des Pays de l’Oise en 2002 et 2006, SARL Rainette en 2012-2016 et participation de l’Institut Polytechnique de Beauvais) pour à la fois mesurer l’évolution de la biodiversité sur le site avec notamment la détection des espèces patrimoniales et vérifier la pertinence des zones humides recréées.

    Description : 

    Pour cette réaffectation écologique du site, la société a créée, entre 2000 et 2017, une succession de micro-habitats en s’inspirant des prémices du génie écologique et des conseils d’écologues et avec pour lignes directrices les processus naturels de recolonisation des espèces. Cette réaffectation a été possible grâce à l’utilisation d'engins de travaux publics adaptés (pelles hydrauliques et bulldozer sur chenilles adaptés aux marais) et grâce à l’implication de collaborateurs aguerris dans les opérations de remise en état.
    La faune associée aux zones humides est fortement dépendante de la complémentarité de l'ensemble de ces habitats. Elle recherche des milieux appropriés durant ces différents stades de développement.La dynamique de la végétation des habitats humides est influencée par la variabilité des hauteurs d'eau et par le substrat associé. Il a donc été important de diversifier au maximum les types d’habitats humides créés en jouant sur l'association hauteur d'eau et substrat.

    Les carrières CHOUVET ont donc reconstitué :

    • un îlot (de 0,5 ha)
    • un plan d’eau, 
    • une mare (de 500m²),  
    • un chenal et boisement associé (sur 0,5 ha),
    • des zones de hauts fonds (sur environ 3000 m²), 
    • des bancs et micro-îlots (sur 0,5 ha).

    Pour ces différents aménagements, les différents substrats utilisés sont des tourbes et stériles issus des opérations de décapage en provenance du site et de la valorisation de fines de lavage des matériaux extraits issues du processus de production des granulats. Il est important de maintenir une lame d’eau variable de – 20 à + 20 cm dans les zones de hauts fonds, de configurer des berges sinueuses et un relief hétérogène ( entre 0 et 80 cm de profondeur ) pour la création d’un chenal, de respecter le profil en pente douce d’une mare (maximum de 3 pour 1 sur 70 % des berges) et de créer des îlots de différentes surface avec pour caractéristiques un maximum de 20 cm de terres hors d’eau.


    Ces travaux occupent aujourd’hui 1,85 ha, soit près de 4,5 % de la surface de la zone d’exploitation de la carrière. Ils ont été réalisés grâce à 5 salariés de la carrière et la planification de ces aménagements s’est faite de manière contigu et coordonnée à chaque fin d’extraction des différents secteurs d’exploitation. En fin d’exploitation, la gestion de ce site sera restituée à la commune de Warluis.

    Bilan : 

    Les inventaires faune-flore des différents bureaux d'études missionnés ont permis de visualiser sur une quinzaine d'années l'évolution des milieux ainsi recréés et permettent de valider les objectifs initiaux relatifs à la biodiversité. En effet, de nombreuses espèces patrimoniales sont présentes aux niveaux des aménagements créés (biotopes favorables). Six inventaires faune-flore ont été réalisés sur le site avec une périodicité allant de 3 à 5 ans sur 19 années. Les résultats obtenus démontrent qu’il y a sur cette emprise une augmentation des espèces floristiques remarquables, une augmentation de la diversité et de la richesse pour les lépidoptères et les orthoptères, que certains de ces habitats sont propices à la reproduction des amphibiens et qu’il a une augmentation de la richesse spécifique avifaunistique.

    Durant toutes ces années d’exploitation, les Carrières Chouvet ont souhaité montrer qu’il était tout à fait possible de réaménager de manière coordonnée des terrains situés sur une emprise d’exploitation de carrière, de recréer de la zone humide in situ et d’obtenir en quelques années des biotopes favorables à l’expression de la biodiversité. Cette société apporte, à son échelle, son soutien à la restauration de certains habitats écologiques qui ont subit une forte régression dans le courant du 20éme siècle

  • Réimplantations expérimentales de Zostères dans l'Étang de Berre

    Porteur du projet : 
    GIPREB, Syndicat Mixte de l'étang de Berre
    Contexte et objectifs : 

    L'industrialisation des rives de l'étang de Berre et, en 1966 la mise en service de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas, ont entraîné une chute de la salinité (de 30 à 15g/L en moyenne annuelle) et une forte eutrophisation du milieu, celles-ci ont provoqué la dégradation de la flore aquatique et des herbiers de Zostères (Zostera noltii, Zostera marina).
    En 1998, ceux-ci ne couvraient plus que 1.5 ha et étaient considérés comme fonctionnellement éteints.
    À partir de 2005, associée à une diminution globale des apports en substances eutrophisantes (azote, phosphore) par le bassin versant, la réduction des rejets d'eau douce par la centrale (suite à une décision de justice de la cour européenne), a permis de stabiliser la salinité dans l'étang entre 15 et 25g /L, correspondant à la gamme de salinité fixée comme objectifs dans le cadre de la réduction des rejets.
    De ce fait, une restauration des herbiers de zostères par des réimplantations a pu être envisagée.
    Un des objectifs de ces réimplantations expérimentales était d’évaluer les possibilités de colonisation de transplants d’herbier de Z. noltii et Z. marina dans l’étang de Berre dans des sites abritant encore des herbiers reliques indigènes ou ayant abrité des herbiers au cours des 20 dernières années. Le second objectif est de tester la méthode de transplantion des espèces de zostères.

    Description : 

    Des transplants de Z. noltii et Z. marina ont été prélevés manuellement en plongée sous-marine (environ 5m²) dans l'anse de Carteau (golfe de Fos). Ce site a été sélectionné pour sa proximité avec les six sites de réimplantation définis (distance entre site donneurs et récepteurs comprises entre 17 et 30 km). Leur conditionnement a été effectué (i) en boutures (pour Z. noltii et Z. marina), triées, séparées de leur sédiment et conditionnées en sachet (par groupe de 20 à 30 boutures), (ii) en mottes d’une dizaine de cm de diamètre (pour Z.noltii) conditionnées dans des pots en fibre végétale (fertilpots). La transplantation de mottes devant permettre une meilleure cohésion des transplants entre eux.

    Les transplantations ont été réalisées du 3 au 15 juin 2009, manuellement en plongée sous-marine. Pour chaque site, les transplants ont été disposés le long de 3 transects de 15 m de long, parallèles au trait de côte, et composés respectivement de 30 groupes de boutures de Z. noltii, 30 groupes de boutures de Z. marina (espacés de 0.5 m) et 15 mottes de Z. noltii (espacées de 2m). La profondeur des transects est comprise entre 0.8 et 1.2 m.

    Un suivi saisonnier fin a été mené au cours des deux années qui ont suivi les transplantations. Le suivi rend compte à la fois de la qualité et la dynamique des transplants et des conditions environnementales des sites de transplantation (salinité, lumière incidente).

    Bilan : 

    Résultats principaux
    Deux ans après leur réimplantation, la survie des transplants s’échelonnait de 0 à 53 % selon les espèces, les techniques de transplantation et les sites de réimplantation avec une moyenne des taux de survie autour de 10 %. L’essentiel des mortalités observées ont eu lieu au cours des 3 premiers mois (durant l’été 2009) suivant les réimplantations (taux de survie compris entre 0 et 100 %). Les taux de survie se sont ensuite stabilisés jusqu’au printemps (T+10 mois) puis de nouveaux épisodes de mortalité des transplants ont été observés au cours du second été. Les transplants ayant survécu montrent cependant des progressions (élongations verticales des faisceaux et densités) parfois importantes, jusqu’à 180 cm au maximum en deux ans et 1225 faisceaux/pied transplanté, ce qui est proche des valeurs relevées sur les herbiers reliques voisins.

    Au cours des deux années de suivi (juin 2009 à juin 2011), la salinité de la couche d’eau de surface de l’étang de Berre (jusqu’à 4 m de profondeur) a été comprise entre 15 et 28g/L, ce qui correspondait aux objectifs de gestion affichés pour l’étang, les salinités maximales étant relevées en été. Durant le même temps, les températures de l’eau ont varié entre 5 et 29°C. La lumière parvenant au fond est restée faible d’une manière générale : les valeurs médianes (soient 50 % des valeurs mesurées) sont comprises entre 11 et 18 % de l’irradiance de surface.

    Bilan de la colonisation des transplants de zostères
    Deux ans après les transplantations, le taux de survie global des transplants est faible : près de 9 % pour Z. noltii et 11 % pour Z. marina. Ces résultats masquent néanmoins des situations très contrastées selon les sites de réimplantation (cf. diaporama téléchargeable ci-dessous). Les taux de survie les plus élevés ont été observés pour trois sites de la façade est du Grand Étang, et correspondant pour deux d’entre eux à des secteurs où subsistaient des herbiers reliques indigènes. Zostera marina qui n’était plus présente dans l’étang depuis 1972 (elle a fait l’objet d’une signalisation ponctuelle dans le Grand Étang en 2011 et 2002) montre des taux de survie comparables à Z. noltii.

    Les deux méthodes de transplantation employées (par boutures et par mottes) donnent des taux de survie globalement comparables, bien que le prélèvement par motte permet de maintenir la cohésion du système racinaire, limite la fragilisation des plants au cours du transport et facilite les manipulations.

    Enfin, le suivi des transplantations montre clairement l’influence des paramètres saisonniers dans la survie des transplants : en automne et en hiver les transplants subissent des érosions mécaniques liées à l’hydrodynamisme (tempête, vagues, érosion sédimentaire). Tandis que la période estivale apparaît comme étant génératrice de stress pour les transplants : échauffement des eaux, augmentation de la charge en matière en suspension et réduction de la lumière disponible, augmentation de la charge en épibiontes sur les feuilles.

    Le projet pilote montre que des transplantations ne sont pas envisageables à large échelle pour la restauration des herbiers de l’étang car la reprise naturelle des herbiers suite à l’amélioration des conditions de salinité est bien plus rapide et efficace que la transplantation.

    Le projet montre en revanche que la transplantation peut être envisagée soit : pour redynamiser une zone très locale d’herbier pour laquelle des reprises naturelles sont observées mais encore contraintes (effet de renforcement localisé), soit pour tester une diversification génétique (cas des populations très isolées géographiquement, fond de baie, fond de lagune, etc.)

    Bilan sur les méthodes de transplantation
    Cette expérimentation aura démontré que :
    - La croissance des transplants peut être rapide.
    - La survie des transplants est influencée fortement par deux facteurs : d’une part l’eutrophisation et les importants développements d’algues sur les fonds (recouvrement des zostères) et d’autre part, l’exposition du site aux houles de mistral (remaniement des fonds et arrachage des zostères insuffisamment ancrées dans le sédiment).

    L’expérimentation a permis de préciser certains éléments méthodologiques permettant d’optimiser les techniques de transplantation :
    - La transplantation devra être conduite au printemps, pour une meilleure reprise des boutures avant d’affronter les eutrophisations et développements d’algues de l’été.
    - Des dispositifs d’ancrage des transplants dans le sédiment (agrafes) devront être mis en place pour mieux les maintenir en cas de remaniement des fonds.
    - Il est préférable de transplanter les zostères par mottes afin de maintenir la cohésion des rhizomes transplant plus robuste et qui résistera mieux à l’hydrodynamisme.
    - Le choix des sites, et plus particulièrement leur protection par rapport aux forts coups de vent, est déterminant dans la réussite de l’opération.

    Pour en savoir plus, cette fiche est extraite de l’article : « Étude des possibilités de restauration des herbiers de Zostera dans l’étang de Berre après des réimplantations expérimentales ». LAGUN’R – Rencontres scientifiques autour de l’étang de Berre 14 - 15 MARS 2011 Aix-en-Provence, Gipreb Editeur, pp 345-359.

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