Actions en faveur de la Cistude d'Europe

Porteur du projet : 
CEMEX
Types d'actions : 
Création de milieux - Préservation / Gestion
Milieux : 
Date: 
2008
Cadre de l'action: 
Doctrine Éviter – Réduire – Compenser



Contexte et objectifs : 

Au préalable à la constitution du dossier d’autorisation d’exploitation de la carrière allant de 2006 à 2009, une expertise écologique a été effectuée en 2004 dans le cadre de l’étude d’impact du site de Labatut « Le Passage ». Celle-ci a révélé la présence de plusieurs Cistudes d’Europe sur le site exploité par CEMEX. Dès le début du projet d’exploitation, des dispositions pour la mise en chantier et le réaménagement ont été prises et ont permis d’éviter la destruction de la petite population présente à l’intérieur du périmètre de la carrière envisagé. En effet, le milieu d’accueil de la Cistude a été évité volontairement, et des aménagements spécifiques ont été décidés.  En 2018, la population de Cistude est toujours suivie et gérée par CEMEX avec l’appui de la SEPANSO (Société pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest).

Description : 

La surface du site est d’environ 15,6 hectares, dont la majeure partie a été exploitée en carrière d’extraction de granulats. Le site se compose désormais d’un plan d’eau d’une dizaine d’hectares alimenté par la nappe phréatique, de berges et de prairies pour les hectares restants, et d’un bras mort du Gave de Pau non-exploité en gravière en limite Nord-Est. Dans le cadre du réaménagement de la carrière de Labatut « Le Passage », des aménagements spécifiques à la Cistude ont été réalisés, ainsi que des aménagements favorables à l’augmentation de la biodiversité en général. Par la suite, depuis 2009, les zones écologiques aménagées pour la Cistude ont été maintenues et renforcées par la création de mares temporaires, de pondoirs en sable, de postes de chauffe en bois morts, et par l’aménagement du bras mort du Gave de Pau. Une île et des zones de haut-fond ont également été créées. Les berges du plan d’eau ont aussi été aménagées pour l’espèce. Par ailleurs, un mur à Hirondelles de rivage (Riparia riparia) a été créée, et des haies, ainsi que des bosquets ont été plantés. En outre, un observatoire de la nature pour le public, remplaçant initialement un sentier pédestre restreint, a été créé pour observer la biodiversité.

Bilan : 

CEMEX a décidé de confier à la SEPANSO le suivi de la population de Cistude pendant toute la durée de l’exploitation. Le partenariat établi entre CEMEX et la SEPANSO a permis la réalisation d’inventaires et de suivis réguliers de la biodiversité depuis 2005, et plus particulièrement de la population de Cistude, ainsi que la gestion et l’aménagement du site en faveur de l’espèce. Les individus de Cistudes sont contactés au mois d’avril et de mai par des observations directes dans le bras mort et les mares. Les traces de passage, les pontes prédatées, et les habitats potentiels sont observés durant le printemps et l’été. Par ailleurs, la colonisation de milieux « neufs » a engendré une évolution croissante des espèces d’Oiseaux, présence d’Oiseaux nicheurs comme le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), des Lépidoptères diurnes, des Odonates, des Chiroptères, des Amphibiens, et d’une espèce floristique protégée, la Naïade marine (Najas marina). Néanmoins, il existe encore peu de connaissances au sujet de la population de Cistude, telles que le nombre d’individus, le sex-ratio, l’âge des individus, le succès reproductif, etc. Le protocole capture-marquage-recapture (CMR) a permis d’affiner les connaissances. En effet, afin de vérifier l’efficacité des actions mises en œuvre en faveur de la Cistude, un suivi de la population selon la méthode de CMR a donc être réalisé en juin 2018 et a permis d'estimer la taille de la population de Cistude d'europe à 25 individus, ce qui en fait une population plutôt fonctionnelle. Toutefois, la qualité de l’eau du bras mort du Gave de Pau n’est pas assurée à cause des activités industrielles aux alentours (usine agroalimentaire de production de maïs doux). Pour maintenir les mares en eau de façon continue durant l’été, une pompe à énergie solaire a été installée en 2018. Il est aussi envisagé, en 2019, de réaliser un suivi par GPS et radioémetteurs des femelles gravides afin de continuer de suivre la population mais aussi de s'assurer de la qualité de la reproductionsur le site.

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